Le DAS (ou SAR en anglais pour Specific Absorption Rate) se définit comme le débit avec lequel l'énergie est absorbée par unité de masse du tissu du corps.
L'évaluation du DAS d'un équipement s'inscrit dans le cadre de mesures EMF (acronyme du terme anglais ElectroMagnetic Field) destinées à mesurer les niveaux d'exposition du corps humain aux ondes radiofréquences.
Compte-tenu du développement des dispositifs radiofréquences dans nos sociétés modernes, la plupart des législations dans le monde fixent des limitations de l'exposition des personnes aux champs électromagnétiques (exemple des exigences essentielles des directive R&TTE et Basse Tension pour la réglementation européenne et le marquage CE).
En l'état actuel des connaissances des effets des champs électromagnétiques sur le corps humain, de nombreux facteurs interviennent comme les caractéristiques du champ (fréquence, puissance, ...), les durées d'exposition et ... les caractèrisques physiques du corps.
Les champs peuvent avoir une incidence thermique ou déclencher certains effets biologiques (sans toutefois avoir un effet sanitaire).
Les interrogations actuelles porte sur la possibilité ou non d'avoir des effets sanitaires indésirables pour une exposition faible mais prolongée.
Parmi les différentes grandeurs physique pouvant caractériser l'exposition aux champs électromagnétiques, le DAS est particulièrement adaptés aux émetteurs utilisés à proximité du corps (le respect aux limites d'exposition du public aux champs électromagnétiques émis par des stations de bases, par exemple sur des émetteurs GSM, FM, TV, ... est vérifié sur d'autres bases. Cf. mesures selon protocole ANFR).
Le DAS "corps entier" est une mesure largement acceptée comme établissant le rapport entre effets thermiques et exposition aux ondes radiofréquences.
La mesure du DAS local permet de prendre en compte l'exposition de parties spécifiques du corps (exemple de la tête par rapport à un portable).
Les limitations du DAS sont définies pour prévenir un stress thermique généralisé du corps et un échauffement localisé excessif des tissus.
Les limites sont consécutives à l'application d'un coefficient de sécurité de 50 par rapport aux seuils à partir desquels des effets biologiques avérés pour un DAS "corps entier" < 4 W/kg : altération comportementale de l'animal et élévation de la T° du corps de 1°C
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